Poésies de
Mohamed El-ouahed

  


Ne me quitte pas
Déclaration
Bacchanale

Ne me quitte pas 

Te rappelles tu dis ! De ces  fameuses nuits brûlantes !

Ou nos corps entrelaces ruisselaient de sueur abondantes.

Notre amour était beau, fort  sa vie était exaltante.

Nous vivions heureux dans notre nid, quelle entente.

 

Pourquoi as tu subitement changée ? Tu es devenue si méfiante !

Ou plutôt ton amour pour moi qui a pris une attitude incohérente.

Tout d’un coup, ce n’est plus toi !tu es devenue très distante.

Les jours passes, rien n’a changé pourtant tu était avenante. 

 

Je suis en train de subir un châtiment, en plus d’une attente embarrassante.

Du fait de ton absence et de ta position plus qu’infamante.

A mon égard, je ne te reconnais plus tu me semble rebutante.

A chaque occasion lorsque je veux te parler  tu fais l’ignorante

 

Bien que tu sois avec moi, sous le même toit tu n’es plus partie prenante.

Tu ne me parles même pas, je ne remarque que ton ombre fuyante.

Il faut s’attendre au pire, c’est une situation plus qu’aberrante.

Subitement tout a changé en toi, tes paroles sont blessantes.

 

Tu me cherches la petite bête avec ta mine virulente.

J’accuse le choc, mais pas certain de résister  à cette joute épuisante.

J’ai tout essayé pour te convaincre, mais hélas ma prière est assonante.

Aimes tu un autre ?ne reste  pas dans cette position immanente. 

 

Je ne suis plus moi même, je pars à la dérive à la forme décadente.

Je ne dors plus, tellement je t’aime je passe des nuits affolantes.

Me demandant ou tu es ? t’attendant avec impatiente l’âme.

Ne me quitte pas !sans toi ma vie ressemblerait à la tourmente. 

 

Fait à Hadjout le 07 octobre 2001
©Mohamed El-ouahed

Déclaration

  

Je souhaite te faire part d‘un sentiment naissant formidable

Ce qui est en train de m’arriver, naguère était impensable

Avec toutes ces souffrances, ces endurances tout était improbable

Je garde encore les stigmates de mes échecs inconsolables

  

Et puis soudain comme par magie, une flamme a ravivé ces braises insondables

D’un amour étouffé, en sursis, et pour lequel  il fallait un préalable

Un déclic, un signe, une oreille attentive pour le rendre concevable

Le pousser à croire au destin, au bonheur, à la vie c’est plus que raisonnable

  

Moi aimer? J’en ris de cette situation comico-tragique si misérable

Dans un passé récent, prononcer le mot aimer, j’en étais incapable

Tellement la trahison, la cupidité ont fait de moi un être pitoyable

Méfiant, distant, je voulais rester ainsi dans ma peau méprisable

 

 Comprendras-tu cette attitude? M’en voudras-tu ? Ou suis-je condamnable

De dire une vérité, trop longtemps cachée dans un cœur  vulnérable

Qui est le mien et dont le chagrin a fait de lui une ombre comparable!

A un homme pour qui l’errance a toujours été sa compagne préférable

 

 Et te voilà venue subitement apportant avec toi un espoir oh ! Combien percevable!

Qui me donne une raison, une envie que rêver encore c’est faisable

D’avoir mon lot de chance, d’aimer, d’être aimer comme mes semblables

A ce titre, accorde-moi une faveur, laisse-moi t’aimer d’un amour indéniable

 

 Fait à Hadjout le 30 octobre2001
©Mohamed El-ouahed

Bacchanale

Coule le bon vin , à l’ombre de la treille

Mon hanap rempli du breuvage des dieux

Couleur de tes labres, luisant au soleil

Je bois, ma ribote , sur ton corps délicieux.

 

Perle sur ta bouche ce nectar ténu

Dont l’arôme divin  inspire les poètes

Disciples de Bacchus , louant ses vertus

Qui nous guident vers l’ivresse céleste.

 

Le soir tombe sur la gorge épanouie

Que le nimbe de la lune réverbère

Offrant plus d’éclat, à ta grâce infinie.

Ou se cache mon spleen éphémère

 

Blotti contre toi, je frissonne de bonheur

Mes yeux s’abîment sur ton être éthéré

Que mes mains frôlent d’une absolue douceur

S’embrasent dans la nuit , nos passions révérées. 

 

Buvons ce vin suave jusqu’à la folie

Que son effluve perpétue la ferveur

Bercé à jamais d’une douce mélodie

Ou ton cœur gît ,dans l’écrin de mon cœur. 

 

Hadjout le 14 mai 2002 
©Mohamed El-ouahed