Poésies de Jacquy

  


Pardon
Terre d'asile
Réponse à un poète déçu d'amour...
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Pardon !

à toi, genny, ma muse, mon égérie,
de t'avoir causer si grand désempare
je ne puis que trop comprendre le mépris,
que tu dois ressentir à mon égard.

je n'ai aucune excuse, je suis un sot
d'avoir, si galante personne, blessée.
pour sanctionner ce crime, seul l'échafaud
peut, de cet ignoble affront laver.

je ne puis que solliciter ta grande générosité
ton immense mansuétude à mon endroit,
je ne puis m'attendre, ton pardon mériter,
de n'oser, ton amour, encore recevoir.

An 2001
©Jacky

Terre d'asile.

âme errante vagabonde
sur ces falaises blanches
la mer, en contrebas, gronde
et les vagues s'épanchent

successives, inlassables
de la roche, des fragments
elles arrachent, implacables
petit à petit érodant et usant

découvrant, la craie immaculée
cachée durant des siècles derrière
un rideau de brumes éthérées
ses grandes murailles calcaires.

ainsi apparaissent les falaises de Douvres
aux candidats de la dernière chance,
la manche faisant office de douves

à cette terre d'asile aux clandestins
royaume chimérique de l'abondance
d'une Angleterre sur le déclin.

An 2001
©Jacky

Réponse à un poète déçu d'amour…

superbe, et bouleversant!!!
l'amour n'est point que larmes
pleurs, déconvenues et pâmes
ce peut être aussi brillant.

A l'image de quotidiennes scènes éphémères
tel le petit-fils et son grand-père
le premier sachant à peine marcher
et cherchant, du second, à reproduire les enjambées.

le regard d'une mère , tendrement penchée,
sur le couffin de son enfant s'endormant
aux lèvres,une comptine fredonnant,
pour, les rêves du chérubin bercer.

ou encore, ce jeune couple d'amoureux,
chahuteurs se cherchant dans leurs tendres jeux
pour finir dans les bras enlacés
tout à leur émoi, pour leurs premiers baisers.

l'amour, sous bien des déclinaisons,
parsème nos existences de moments privilégiés
à nous de savoir les reconnaître, et faire moisson
pour, à nos vieux jours, nous les remémorer, sans regrets.

An 2001
©Jacky