Poésies de Apawa

  


Femme
Au fil du temps
L'autre
Mon père

Voir au-delà des apparences

Il suffisait de presque rien

Ici et maintenant
- - -

Femme

Je sais, tu n'es pas là, pour le moment
Mais, éventuellement, tu y seras, tôt ou tard
Alors, pourquoi ne pas saisir le moment
Pour dire à quel point, sur toi, j'ai un regard

Pour tout dire et sans mentir effrontément
Tu m'es devenu spéciale pour une raison
Sha ne m'a jamais quitté si longtemps avant
Il a sa raison et son désir sans déraison

Il est en adoration devant toi
Il sait reconnaître le mal du bien
Pour survivre, aucun autre choix
Il a du manipuler son propre destin

Dans sa mystérieuse forteresse de vieux chênes
Il ne connaît de la faim que la loi de la gêne
Il est seul maître sur son territoire sans âges
Et il ne connaît même pas son véritable visage

Comme toi ma très douce et trop belle Nisha
Toi qui foules la terre sacrée de nos ancêtres
Tu te fonds en Elle et tu reconnais les voix
Celles qui se sont fait graves dans nos rêves

Tu es Femme, tu es Louve, deux pour un coeur
Tu voudrais voir fleurir les roses du bonheur
Tu voudrais voir au-delà du visage de la faiblesse
Finalisation de ton aspiration en tant que Déesse

Vois ce que tu es devenue après toutes ces années
Ne regarde plus derrière, ne regarde plus devant
Regarde ta vie comme le vol d'un grand engoulevent
Tend ta main en avant, caresse-lui le bout du nez

Tu es la louve qui hurle dans ta chair
Tu es la femme qui lutte avec la prière
Tu es amour et tu luttes contre la misère
Relève la tête, regarde toi, sois en fière

Tu es l'ordre ou le désordre, oui, tu le peux
Tu es la loi des anti-lois. Tu es givre et flamme
De l'air, tu es l'eau. De la terre, tu es le feu
L'homme l'a clamé, rien de plus beau que la femme.

22/04/2001
©Apawa

Au fil du temps

On devient plus savant !

On découvre avec étonnement
Que le monde est un bien-pensant
On sort son petit coeur d'enfant
On fait un pied de nez au temps
En lui disant, tu sais le vent
J'ai appris en devenant plus grand
A ne plus avoir peur de mes tourments
Je vois avec des yeux d'engoulevent

Plus savant on devient
Au fil du temps !

23/04/2001
©Apawa

L'autre

Une main tendue par-delà le temps
Un cœur battant au-delà de la réalité
Des yeux fouillant le vide de l’immensité
Des lèvres happant l’air tout doucement

Au-delà du rêve et de la facilité
Existe une partie de nous-mêmes
Elle vit, elle souffre et elle aime
Sans jamais accepter l’inutile fatalité

Penché sur le rebord d’une fenêtre
Comme on se penche hors de son être
Je la sens épiant le chemin de terre
À l’affût d’une quelconque lumière

Son sang chaud battant la chamaille
Son cœur luttant dans les entrailles
Repoussant au loin tout geste de pagaille
Qui trop souvent au creux d’elle la tiraille

L’esprit ouvert à toutes éventualités
L’âme prête à toutes les possibilités
Comme un martyre ou comme un apôtre
C’est ainsi que je me représente l’Autre.

25/04/2001

©Apawa

Mon Père

Il est parti sans que je puisse lui dire un seul merci
Il est mort comme tous ceux qui sont venus avant lui
Et comme le feront tous ceux qui viendront après lui
Il a disparu avant même que ne puisse tomber la nuit

Il avait bien d'autres choses à faire très loin d'ici
Il a retrouvé ses parents et presque tous ses amis
Ensuite, il s'est oublié et en plus, nous et cette vie
Mais je ne l'ai pas oublié, car au fond de moi il vit

Puisque par lui je suis de cette vie, j'y existe et j'y vis
Il était mon père, celui qui m'a si longtemps nourri
C'est vraiment et sûrement grâce à lui, si je suis ici
Mais Lui est reparti sans que je puisse lui dire merci

Alors, à titre posthume, je veux lui dire : Tu es mon idole
Pourtant, je n'en ai jamais prononcé la plus petite parole

05/07/2001
©Apawa

Voir au-delà des apparences

De beaux grands yeux verts
Un sourire qui vous vire à l'envers
Un regard créateur d'univers
Des lèvres plus brûlantes que l'enfer

Elle vous attire ou vous repousse
Elle est la rebelle ou bien la douce
Elle est la ville et elle est la source
Il faut qu'on regarde, qu'on touche

Elle est la tentation, le fruit défendu
Parfois, elle devient le geste du refus
Elle ne dort pas ses nuits dans la rue
Elle n'est pas riche mais pas toute nue

Il faut patienter, examiner, comprendre
Il faut parler, discuter, arriver à s'entendre
Et laissez-moi vous dire ce que j'en pense
Une femme, c'est un animal bien étrange

On l'imagine telle une louve
Chassant sa proie à Douvres
On l'imagine cruelle et féline
Ou encore comme une Justine

On la chante dans mille sérénades
On lui dresse son propre piédestal
En la couvrant toute entière de pétales
Roses sacrifiées à une beauté fatale

La femme sait être ange ou démon
Elle sait s'adapter selon ses passions
Volcan brûlant ou glacier enneigé
Elle peut être toutes les extrémités

Mais au fond de cette femme-là
Il y a le coeur d'une âme qui se bat
La terre lui sert d'abri et de grabat
Le ciel est son protecteur, son rabat joie

Elle trime dur pour arriver à survivre
Depuis qu'elle à commencé à vivre
Elle sait, elle est seule pour sourire
Mais ces sourires seront ses souvenirs

Je te connais toi l'insaisissable Lady
Toi qui marche dans l'ombre de mes nuits
Je te connais comme je connais ma vie
Il y a des jours de soleil et d'autres de pluie

Femme, sous tes apparences diverses
Tu es comme un fleuve qui se déverse
Tu ramènes le soleil lorsqu'il pleut averse
Tu donnes la vie à de grandes comètes

La tendresse sera toujours ta faiblesse
Tu voudrais vivre ta vie à pleine vitesse
Parcourir le monde sous tous ses angles
Voir à quoi ça ressemble un bel ange

26/08/2001
©Apawa

Il suffisait de presque rien

¤

Il suffisait de presque rien pour que je prenne ta main dans ma main

Quelques années de moins. Je t'aurais fait la cour comme auparavant

Quelques années de moins et je t'aurais fait la cour, comme un amant

Il aurait suffit de presque rien pour que j'aie Foi dans un lendemain.

¤

Je t'aurais fait faire le tour de la terre sur un beau grand voilier tout blanc.

Je t'aurais fait entendre la douce symphonie matinale qui émane de la mer

Je t'aurais fait voir toutes les sauvages beautés d'un nouveau printemps

Je t'aurais fait goûter à des plaisirs exquis, ceux-là même que tu espères.

¤

Il suffisait de presque rien pour que je te raconte ma passion, celle de ma folie

Quelques années de moins. Je t'aurais fait l'amour comme jamais je ne l'ai fait

Quelques années de moins, je t'aurais fait l'amour, sans en avoir un seul regret

Il aurait suffit de presque rien pour que je fasse de nouveau confiance à la vie.

¤

J'aurais apporté une rose rouge chaque nouveau matin pour parer ta jeunesse

Je t'aurais donné des silences fébriles qui font tant de bien à vivre à deux

Je t'aurais couverte d'infinies tendresses pour voir briller tes beaux yeux

Je t'aurais porté une sincère admiration, tel un hommage à ma belle Déesse.

¤

Il suffisait de presque rien pour que je te parle de mon sublime sentiment

Quelques années de moins. Je t'aurais donné mon Amour, comme un fou

Quelques années de moins. Je t'aurais proclamé mon Amour à tes genoux

Il aurait suffit de presque rien pour que je te désire comme le ferait l'amant.

¤

J'aurais pu te montrer toute la douceur d'un coeur, le coeur d'un rêveur

Un rêveur qui a rêvé de toi, bien avant même que tu ne le saches vraiment

Il rêvait déjà de toi il y a toute une éternité. Il te réclamait inlassablement

Il prenait la lune pour seul témoin de ses dires. Il n'en était pas menteur.

¤

Il suffisait de presque rien pour que je te parle de ma vie, de mon coeur

Quelques années de moins. Je te l'aurais donné sans même me protéger

Quelques années de moins. Je t'aurais montré ce que c'est que d’aimer

Il aurait suffit de presque rien, quelques années de moins, quelques fleurs.

¤

Elle me connaît. C'est à elle que je me confie. Elle le savait. Je te désirais

Chaque vibration de mon corps allait vers cet unique désir, vouloir te voir

Je me voyais aller vers toi, déjà conquis de par tes très nombreux attraits

Chaque nuit de pleine lune, je hurle à la lune mon désir, l'espoir de te voir

©Apawa

Ici et maintenant

¤

La terre peut parfois paraître être un véritable petit paradis

Lorsque l'on suit un petit sentier, où s'épanouissent les roses

Où bien aux abords d'une enchanteresse rivière qui suit son lit!

Quand un oiseau se met joyeusement à chanter toute sa prose.

¤

Quant le soleil brille très haut au-dessus de ma tête

Quant des cailloux roulent doucement sous mes pieds

Quant l'air vient me revitaliser comme un soir de fête

Et cela, au beau milieu d'une très chaude nuit d'été.

¤

La terre peut parfois paraître être un véritable petit paradis

Lorsque l'on suit une grande avenue où s'épanouissent les roses

Où bien aux abords d'une enchanteresse chaumière où la vie se vit!

Quant un musicien se met joyeusement à chanter fort sa prose.

¤

Quant je chemine doucement dans les villes, main dans la main

Avec une autre personne, une personne qui n'aime que moi

Quand je crois sincèrement en la volonté et la force de mon destin!

Avec une autre personne, une personne de mon propre choix.

¤

Oui, la terre peut paraître être un vrai petit paradis

Quant je n'aspire qu'à la paix et à la sérénité

Et puis, même si l'enfer paraît-il existe au paradis

Moi, je l'aurai vécu pour ce qu'il m'aura donné.

©Apawa