Gérard Trougnou

 


La femme est l'avenir de l'homme
Rêve
Epithaphe

La femme est l’avenir de l’homme
Louis Aragon

La femme est le Printemps de l’homme
GT

Elle s'épanouit au Printemps
Au jardin à la terre fraîchement fécondée
Une jeune pouce regarde le bleu du ciel
En réchauffant son nouvel habit vert
Sous les premiers rayons du soleil.

Elle s'épanouit au Printemps
Elle donne ses formes au regard du sculpteur
Elle donne la douce note au musicien
Elle donne au peintre l’éclat de ses couleurs
Elle donne son âme aux vers du poète.

Elle s'épanouit au Printemps
Au jardin à la terre baignée de rosée
Une jeune rose au matin s'est ouverte
Délivrant son parfum au verger
Pour le galant à sa bien-aimée.

12/01/2001
©Gérard Trougnou

Rêve

Silence... Silence... Silence ! tout le monde dort
Je ne veux aucun bruit, aucun désordre.

Je veux entendre l’haleine du plaisir
Je veux sentir les sursauts d’un corps
Je veux en plongeant en ses entrailles
Caresser l’abîme d’où je viens. Que le désir
Lance dans les cieux mille feux d’artifice
Qui font briller les étoiles et les rend moins mornes.

Silence... Silence... Silence ! tout le monde dort
Je ne veux aucun bruit, aucun désordre.

Je veux rêver aux gestes euphoriques,
Je veux ouïr les mots impudiques.
Je veux effleurer les silences du plaisir
D’un regard qui se perd en des prairies
Célestes où les coeurs vibrent
Au firmament des interdits.

Silence... Silence... Silence ! tout le monde dort
Je ne veux aucun bruit, aucun désordre.

Je veux le silence dans la nuit du rêve
Je veux l’apaisement de l’être
Je veux l’amante anti-stress
Je veux l’ange maîtresse
Je veux la muse chaque soir
Jusqu’au trépas de mon désespoir.

Silence... Silence... Silence ! tout le monde dort
Je ne veux aucun bruit, aucun désordre
Silence... Silence... Silence ! tout le monde dort
Je veux n’entendre que le souffle de l’AMOUR

Et de la PAIX sur la TERRE.

12/01/2001
©Gérard Trougnou

Epitaphe

Et la mer aux vagues amères
Bercera les chants du poète
Et le vent versera ses larmes
Sur la niche du chien
Au clair d’une lune imparfaite
Comme un ver disgracieux
Criant sa déroute aux pieds bétonnés
D’une épitaphe malheureuse
On lira : Ci-gît

Poète inconnu

12/01/2001
©Gérard Trougnou